Architecte à Grambois : rénover et bâtir sans PLU
Village perché soumis au RNU, trois monuments inscrits : tout se vérifie avant d’acheter
Village perché soumis au RNU, trois monuments inscrits : tout se vérifie avant d’acheter
Grambois est à environ 6 km de La Tour-d’Aigues, où est installé I2C (Image Création Construction), atelier d’architecture doublé d’un bureau d’études. Nous accompagnons les propriétaires d’une maison de village, d’une bastide isolée ou d’un terrain : rénovation, extension, construction neuve, aménagement intérieur ou audit énergétique. Pour démarrer, laissez-nous un message ou appelez le 04 28 70 51 50 (8 h-18 h en semaine) afin de fixer une rencontre.
Deux particularités pèsent sur chaque dossier. La commune ne dispose pas de plan local d’urbanisme publié, c’est donc le règlement national d’urbanisme qui s’applique. Et l’église Notre-Dame-de-Beauvoir, inscrite monument historique, soumet le vieux village à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Nous intégrons ces deux contraintes dès l’esquisse, comme pour les autres villages du Sud-Luberon, et vous pouvez nous écrire pour décrire votre maison avant la première visite.

Aucun plan local d’urbanisme n’est publié pour Grambois sur le Géoportail de l’urbanisme : les demandes sont examinées au regard du règlement national d’urbanisme (RNU). Concrètement, le code de l’urbanisme limite en principe les constructions nouvelles aux parties déjà urbanisées de la commune. En dehors, une maison existante peut encore être rénovée, adaptée ou agrandie, mais un terrain nu entre les vignes ou les bois a peu de chances de devenir constructible.
Autre conséquence, moins connue : pas de seuil porté à 40 m². La tolérance qui permet ailleurs une déclaration préalable jusqu’à 40 m² est réservée aux zones urbaines d’un PLU. Ici, dès qu’un agrandissement dépasse 20 m², il relève du permis de construire. Et lorsque l’agrandissement fait passer la maison au-dessus de 150 m² de surface de plancher, l’architecte devient obligatoire.
Avant de signer un compromis, demandez un certificat d’urbanisme et montrez-nous la parcelle : notre étude de faisabilité croise cette réponse avec la pente, l’accès et les réseaux. La situation évoluera si la commune se dote un jour d’un PLU ; la mairie reste la référence pour la règle du moment.

L’église paroissiale Notre-Dame-de-Beauvoir est inscrite en totalité aux monuments historiques depuis 2001 : dans un rayon de 500 m, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) se prononce sur les chantiers. Le vieux village, groupé autour d’elle, est concerné ; pour une maison plus éloignée, le périmètre se vérifie adresse par adresse. Réfection de toiture, remplacement de menuiseries, percement d’une baie, panneaux solaires, clôture : ces interventions visibles passent par cet avis, et l’instruction s’allonge en général d’un mois.
Deux autres protections existent sur le territoire. La chapelle Saint-Pancrace est inscrite depuis 1995 avec l’ermitage accolé, le cimetière et ses abords, chemin de Saint-Pancrace. Le domaine de Pradines l’est depuis 2007, château, théâtre, parc et vignoble compris. Une maison proche de l’un ou de l’autre peut entrer dans leur périmètre.
Notre méthode face à l’ABF : identifier le périmètre dès la première visite, proposer des matériaux et des teintes argumentés, joindre au dossier des insertions qui montrent l’effet du projet depuis la ruelle comme depuis la vallée.
Vous pouvez nous confier une étape isolée ou la totalité du parcours. Toutes les missions partent de la même lecture : RNU, abords de monument et configuration du terrain.
Nos missions
Ces repères proviennent de sources publiques : Géoportail de l’urbanisme, base Mérimée du ministère de la Culture, décret de zonage sismique. Pour une parcelle précise, la mairie confirme toujours la règle applicable.
Le Géoportail de l’urbanisme ne recense aucun document d’urbanisme pour la commune : le règlement national d’urbanisme s’applique et cantonne les constructions nouvelles aux parties déjà urbanisées.
Notre-Dame-de-Beauvoir est inscrite en totalité depuis le 29 janvier 2001 ; tout chantier visible situé à moins de 500 m est soumis à l’avis de l’ABF.
Inscrite le 13 mars 1995 avec l’ermitage accolé, le cimetière et les abords : un projet le long du chemin de Saint-Pancrace se prépare en pensant d’abord à cet avis.
Château, théâtre, dépendances, parc et vignoble sont inscrits depuis le 7 août 2007 : les terrains voisins peuvent se trouver dans le rayon de 500 m.
Le décret de zonage de 2010 range l’ancien canton de Pertuis, dont faisait partie la commune, en sismicité moyenne : toute maison neuve suit les règles de construction parasismique.
Les bois couvrent près de 38 % du territoire : pour une maison isolée, prévoyez les obligations légales de débroussaillement et un chemin praticable par les véhicules de secours.
Rénover dans le vieux Grambois, c’est intervenir sur des murs de moellons liés à la chaux, comme ceux du rempart élevé en 1377, le long de ruelles en calade et en forte pente. Ces maçonneries anciennes laissent migrer l’humidité : un enduit ciment ou un isolant étanche posé sans précaution peut l’enfermer dans le mur. Nous privilégions des enduits à la chaux et des isolants compatibles, et nous organisons le chantier selon l’accès, souvent réservé aux petits engins et à la manutention à la main.
Hors des remparts, le paysage change : l’habitat récent s’est dispersé, et les forêts couvrent près de 38 % du territoire. Pour une maison isolée, l’étude intègre le débroussaillement, l’accès des secours et la défense contre l’incendie. La commune relève de la zone de sismicité 4 (moyenne) : une construction neuve applique donc les règles parasismiques.
Pour un mas ou une bastide, voyez notre approche de la rénovation de mas et de bastides. Les communes proches suivent d’autres règles : nos pages sur La Bastide-des-Jourdans et Saint-Martin-de-la-Brasque les détaillent.
Les réponses ci-dessous valent pour le cas général, et votre parcelle peut présenter des particularités.
Oui, mais en principe seulement dans les parties déjà urbanisées de la commune, puisque le règlement national d’urbanisme s’applique. Un terrain isolé, éloigné des maisons existantes, a peu de chances d’être accepté. Le plus sûr consiste à demander un certificat d’urbanisme opérationnel avant l’achat ; nous préparons avec vous le plan et la description du projet qui l’accompagnent.
Oui. Sans PLU, la déclaration préalable couvre les extensions de 5 à 20 m² ; au-delà, c’est le permis de construire. Si la maison agrandie totalise plus de 150 m² (en surface de plancher), un architecte doit signer le projet. Dans le périmètre de l’église, ajoutez l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France et un mois d’instruction supplémentaire, en général.
Si elle se trouve dans le vieux village, c’est très probable : l’église Notre-Dame-de-Beauvoir est inscrite et l’ABF intervient jusqu’à 500 m de l’édifice. Près de la chapelle Saint-Pancrace ou du domaine de Pradines, la question se pose aussi. Nous vérifions l’adresse exacte sur les servitudes avant de dessiner quoi que ce soit.
C’est envisageable, sous réserve de l’avis de l’ABF lorsque la toiture concernée est dans le périmètre de l’église. L’implantation, la teinte des capteurs et leur visibilité depuis les ruelles et la vallée pèsent beaucoup. Nous étudions d’abord les pans de toiture les moins exposés, puis présentons une insertion qui montre l’effet réel.
Pour une déclaration préalable, l’instruction dure un mois ; pour le permis d’une maison individuelle, deux mois : ce sont les délais de droit commun. Lorsque l’ABF doit se prononcer, comptez en général un mois de plus. Un dossier incomplet donne lieu à une demande de pièces qui retarde la décision : d’où l’intérêt de déposer un dossier complet dès le départ.
Communiquez-nous l’adresse ou le numéro de parcelle : nous contrôlons le RNU et le périmètre des monuments, puis nous vous proposons une date à l’atelier de La Tour-d’Aigues.